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Tag - estime de soi

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Tuesday, April 1 2008

Créer et bâtir la confiance en soi - 1ère partie


Tout en évoluant au cœur de forces contradictoires, l’homme, guidé par ses besoins, s’applique à tracer son chemin, à se développer. Il aspire à se réaliser ou à vivre bien, tout simplement. C’est un parcours au cours duquel il va d’abord se construire par mimétisme, dans la dépendance puis se libérer, repousser les influences, s’individualiser et s’autonomiser,  et enfin prendre sa place dans le monde. La notion de confiance en soi occupera une place prépondérante dans la réussite de ce processus.

En effet, d’un coté la pression du milieu qui l’accueille, sa famille et son histoire, la société et sa culture constituent la trame rigide qui imprime sa marque sur l’individu, initie des injonctions puissantes et détermine une personnalité, des comportements. De l’autre, les forces innées et puissantes d’un instinct millénaire, l’héritage d’un patrimoine génétique, d’un tempérament, d’un corps qui représente les contraintes avec lesquels il lui faut composer, tout au long de son existence.

Chacun de nous se présente donc au seuil de l’âge adulte modelé par la multiplicité des messages qu’il a reçu et ingéré, ligoté par l’inné, déjà riche de croyances sur la vie et les gens, sur nous-mêmes, d’expériences. C’est pourtant avec ce capital, ce vécu, qu’il faut donner un sens à sa vie ou tout du moins, occuper son temps. C’est ainsi que l’on se donne des buts, des objectifs que l’on pense pouvoir atteindre.

C’est à l’occasion de ce premier grand tournant de l’existence, que notre capital de confiance en soi, va orienter nos premiers choix. Qui suis-je et de quoi suis-je capable ? Quelle opinion ai-je de moi ? Quelles sont mes potentialités, mes capacités ? Selon le niveau de ce capital, certains décideront de se faire confiance et de s’atteler à la réalisation de leurs aspirations, d’autres réévalueront à la baisse leurs perspectives d’avenir en justifiant de façon rationnelle leur choix.

La jauge de notre capital confiance s’avère différente selon qu’il s’agisse du domaine de l’activité professionnelle, de la sphère privée sentimentale, de nos relations en général. En effet, certains pourront se sentir sûrs d’eux et de leurs ressources face à des objectifs professionnels ambitieux mais démunis et même paralysé à l’idée d’envisager une relation intime de qualité avec tel homme ou telle femme. D’autres se sentiront en marge de leurs collègues de bureau, incapables de mener des relations satisfaisantes, qu’ils s’estiment incompris et rejetés ou supérieurs.

La confiance en soi est un processus de construction qui évolue tout au long de notre vie. En règle générale, elle augmente avec le temps. Elle se bâtit à partir de nos croyances et sur la succession de nos expériences, lesquelles se gravent dans notre mémoire au niveau de leur contexte, de leur contenu et surtout de l’émotion qui y est associée. Qu’il s’agisse d’un spectacle de fin d’année où nous avons été applaudis à tout rompre ou d’une humiliation devant nos petits camarades par un adulte, chaque détail de l’événement reste gravé en nous à jamais.

Puisque nous parlons de capital, nous pouvons donc imaginer que nous aurions un compte : capital confiance, avec une colonne crédit et une colonne débit. Dans la colonne crédit, des croyances positives et les expériences valorisantes qui font ressortir nos qualités, nos talents, nos compétences. Plus nous accumulons d’expériences positives dans un domaine, plus elles renforcent ce sentiment de certitude qui fait que, face à une nouvelle situation, nous savons que nous pouvons y répondre. Dans la colonne débit : les croyances limitantes, les expériences douloureuses qui mettent en exergue nos incompétences, nos défauts, nos manques. L’expérience négative, l’échec activera le sentiment de doute, de peur et renforcera les croyances négatives que nous pouvons entretenir sur nous-mêmes, sur notre histoire.

A suivre…

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Sunday, March 23 2008

Valeurs, vous avez dit valeurs...

Les Valeurs


 
Définition dictionnaire: Valeur : ce qui est digne d’estime et ce qui est mesurable

 
Apparu au XIème siècle par transposition du latin valor (estime méritée par une personne) le terme valeur présente la particularité de recouvrir deux sens en apparence incompatibles, puisque l’un, le plus ancien appartient au domaine de l’éthique et l’autre au domaine marchand et financier.

Dès le XIII siècle, la valeur désigne le prix d’une chose ou le pouvoir d’achat d’une monnaie, c’est à dire le fait qu’ils sont désirables dans le processus d’échange.

Le passage d’une signification morale – la qualité d’une personne – vers une signification économique – la qualité d’une marchandise- est révélateur d’une modification des mentalités qui coïncide avec l’essor d’une civilisation commerciale.

Dès ce moment, la valeur désigne d’une part, le prix d’échange d’une marchandise et, d’autre part, les bénéfices escomptés de la possession d’un bien foncier.

Ainsi, le terme qui désignait une qualité non mesurable en vient-il à signifier la qualité de ce qui n’est que mesurable et calculable.

La valeur en philosophie

Quelle est la place des valeurs en philosophie ? Ou se situent elles par rapport à la morale, à l’éthique ?
A l’origine éthique et morale sont équivalents : le grec ethos, signifie « manière de se conduire, mœurs » donc l’éthique ou la morale  est la branche de la philo qui s’occupe des conduites à tenir.  PUIS AU FIL DU TEMPS, elles sont devenues deux départements distincts :
LA MORALE, qui analyse les actes eux-mêmes et les valeurs qui les sous-tendent ;
L’ÉTHIQUE qui devient une réflexion fondamentale basée sur le principe du libre arbitre= science de ce qu’est le bien et le mal et non plus de ce qui est bien ou mal.
En fonction des cultures, les valeurs impliquent de près ou de loin un rapport au bien et au mal.
La questions des valeurs est au centre des interrogations sur les fondements de la morale.
La morale définit son projet en distinguant

Le rôle des valeurs dans les sciences humaines

La valeur est un critère , au même titre que la croyance, puisqu’elle a le même pouvoir, celui d’être un filtre qui s’installe au niveau de la perception cérébrale, entre le monde et nous, et qui va reconfigurer une réalité personnelle unique.
Dans le cadre d'un coaching, on ne discute pas du contenu de la valeur, on considère qu’elle représente un critère de ce à quoi nous attachons une grande importance ; cela signifie que l’on accorde de la valeur à quelque chose ;
la valeur va donc être intimement reliée à l’émotion, à la notion de plaisir ou de souffrance, à la décision. On s’intéresse à son impact sur notre fonctionnement, sur notre comportement, sur nos actes.

Ces critères sont issus de l’environnement socio-culturel et familial.

L’objectif d’une personne est de satisfaire ses valeurs, si elle est capable de les nommer.  ici, il va donc être question de bien connaître ses valeurs (celles que l’on attend d’abord de soi-même et ensuite des autres, pour pouvoir les partager), mais surtout son échelle de valeurs, de définir précisément le sens que l’on attribue à ces valeurs, de reconnaître que sa valeur première, celle qui a le plus de pouvoir, peut changer au fil du temps.
Une fois les valeurs définies, par ordre, on fait l’inventaire de celles qui sont satisfaites et de celles qui sont insatisfaites. Il s’agit de pouvoir guider sa vie en fonction de ses valeurs. La valeur non satisfaite engendre un sentiment de perte, pouvant conduire à la dépression ou au cynisme. En effet, la valeur agissant comme un filtre puissant qui va configurer une représentation interne, construire un monde personnel, le décalage entre ce monde reconstruit et son impossibilité de le mettre en œuvre par ses actes, engendre un conflit interne qui débouche sur ce sentiment d’avoir perdu quelque chose d’important.

Une fois les valeurs vérifiées, on passe en revue les règles  que nous mettons en œuvre pour faire respecter nos valeurs. Les règles sont des raccourcis qui nous aident à acquérir un sentiment de certitude au sujet des conséquences de nos actes. Elles nous permettent de prendre des décisions rapides, sans avoir besoin de reconsidérer chaque situation de A jusqu’à Z,  sur le sens que revêtent les choses pour nous.
Or, les personnes ne sont pas souvent conscientes que nombres de leur règles sont en rapport avec leurs valeurs, et que certaines règles peuvent aller à l’encontre des valeurs. Pour trouver la règle qui puisse satisfaire la valeur, il faut poser les questions suivantes : « que doit-il se produire pour que cette valeur soit satisfaite ?Qu’est ce qui doit se passer pour que vous vous sentiez (par exemple libre) ? »
Il est important que la règle fixée par la personne soit une règle qui dépende d’elle, qui n’échappe pas à son contrôle, et qui ne soit pas trop sévère, donc impossible à suivre.



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