La
confiance en soi ne se décrète pas, ne se raisonne pas, elle se ressent, elle
se vit dans son corps et c’est lui qui donnera ce petit signal imperceptible,
ce déclic qui nous fera dire : oui ; j’y vais, je suis à ma place
dans cette situation.
Ce ressenti est donc alimenté d’abord et en grande partie par nos croyances personnelles.
La croyance est un sentiment de certitude subjectif à propos de quelqu’un ou de quelque chose. Les croyances façonnent notre vision de l’existence. Elles forment le prisme à travers lequel nous voyons la personne que nous sommes et le monde extérieur.. Si nous entretenons, par exemple, la croyance que nous sommes une personne peu digne d’intérêt ou d’amour, que croyez-vous qu’il se passe pour nous dans ce monde ? Quels types de comportements adoptons-nous face aux situations qui se présentent ? Et, à votre avis, quelles peuvent en être les conséquences ? La croyance détermine le comportement, lequel aura des répercussions bien concrètes dans notre vie. C’est ainsi que nous confirmons nos croyances, que nous les renforçons. Il s’agit bien d’un cercle vicieux dans lequel nous sommes emprisonnés sans forcément nous en rendre compte.
La première des choses à faire pour travailler sur la confiance en soi est de passer en revue ses croyances personnelles afin d’en étudier le bien fondé. Ces croyances sont introduites par des phrases du type : je suis…., je ne suis pas…., je peux…., je ne peux pas….. Il s’agit de partir à la découverte de soi, de mieux se connaître.
Face aux croyances limitantes, nous pouvons y opposer les expériences concernant nos succès, nos réussites, nos satisfactions. Qu’est ce que ces expériences démontrent sur nous-même, sur nos capacités, sur nos talents, nos compétences ; que racontent-elles sur la personne que nous sommes ? Cet exercice nous permet de préciser ou de réactualiser les informations nous concernant, d’avoir une perception plus fine de nous-même.
Pour s’affirmer, pour augmenter notre niveau de confiance, l’expérience par l’action est le passage incontournable. Vivre l’expérience dans son corps, avec ses sens, jusqu’au bout. Vivre l’expérience comme un apprentissage qui nous apporte une d’information précieuse sur nos points de progression, nos limites. Apprendre à utiliser nos ressources, à vérifier nos talents, nos compétences. L’action réussie permet de faire mentir les croyances limitantes, de révéler nos potentialités, nos capacités, nos qualités et d’en constater les résultats concrets positifs. C’est sur ses résultats que nous nous appuierons pour initier, par la suite, une nouvelle action.
Qui dit action, dit risque, dit peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de prendre une mauvaise décision, peur d’échouer, d’être rejeté. Toutes ces peurs ont un dénominateur commun : la perception que nous avons de nous-mêmes. Echouer entraînerait une dévalorisation de l’image que notre image, de notre identité : une petite mort.
Cette conception de l’échec face à l’action va à l’encontre du bon sens et du fonctionnement humain. L’homme vit dans un processus contant d’apprentissage. Notre cerveau acquiert jour après jour des connaissances, dans différents domaines, dans différents contextes. On peut aisément comprendre qu’une personne en situation d’apprentissage soit susceptible, dans un premier temps, d’obtenir de mauvais résultats. S’ils sont sanctionnés en tant qu’échecs, le processus d’apprentissage se bloque, la colonne débit de notre capital confiance affiche un lourd retrait. Si au contraire, nous les considérons comme une source d’informations, de feed-back, alors nous apprenons, nous introduisons la notion de progression, peu à peu nous créditons le compte de notre capital confiance et nous autorisons ainsi toutes les phases d’un cycle qui débouchera sur de bons résultats.
Les actions nouvelles se préparent ; elles doivent s’effectuer dans un cadre de sécurité. Elles peuvent se tester sur des situations où les enjeux sont faibles, sans grande conséquence.
Vivre l’action comme une expérience, comme un terrain d’apprentissage, pour une fois, faire autrement, oser un nouveau comportement et observer ce qui se passe, apprendre et recommencer, pensons-y dès aujourd’hui.
La confiance se bâtit jour après jour ; plus notre capital augmente et plus notre appétit d’ouverture au monde et de découverte grandit et c’est ainsi qu’au fil des années nous mettons à distance les forces contraignantes et nous nous rapprochons de cet être libre et autonome qui peut, alors, se réaliser.
